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50 Baie des Palmiers –Agadir

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L’histoire de la Kasbah d’Agadir

La Kasbah d’Agadir Oufella, forteresse historique construite en 1572 pour protéger le port d’Agadir, a joué un rôle stratégique au fil des siècles. Détruite à 90% lors du tremblement de terre de 1960, seule sa muraille sud a résisté, préservant une trace de sa grandeur. Restaurée récemment, la kasbah est désormais accessible notamment via un téléphérique, permettant aux visiteurs de découvrir ce site emblématique de l’histoire du Maroc.

En 1505, le Portugais Joao Lopes fonde un comptoir à Agadir, ainsi qu’ une forteresse nommée Santa Cruz, pour protéger le port. Le site choisi, à l’emplacement du quartier aujourd’hui disparu de Founti (référence à la source d’eau douce abondante d’excellente qualité qui s’y trouvait), est serré entre le rivage et la colline.

Après de nombreux combats, le chérif du Souss parvient à déloger les Portugais.

En 1572, apprenant que le roi du Portugal armait une flotte à Lisbonne, et craignant le retour des Portugais à Agadir, le sultan renforce le lieu en faisant bâtir une importante kasbah au sommet de la colline dominant la baie. Pendant que les ouvriers travaillent à la construction de la forteresse, le sultan envoie 2000 renégats et 4 000 cavaliers turcs pour assurer leur protection. Il y emploie tant de personnes que le travail est achevé en 7 mois. Il y installe ensuite une garnison de 100 hommes.
La Kasbah disposait d’un magasin, d’une mosquée et d’une enceinte qui enfermait tous les bâtiments.
Le développement de la canne à sucre dans le Souss a permis un essor considérable de la place.

Mais la Grande Peste s’abat sur la ville en 1596, pendant 12 ans. Les bâteaux n’acostent plus. C’est la fin de la culture de la canne à sucre dans le Souss.

Après la prise de la kasbah par le prince de Tazeroualt, le commerce reprend.

En 1731, un sévère tremblement de terre frappe la ville. Le sultan alaouite (de l’arabe alawī, « descendant d’ Ali« ) Moulay Abdallah restaure la kasbah avec la participation des Hollandais. Au-dessus de la porte d’entrée de la Casbah, on peut encore voir l’inscription en hollandais « Vreest God ende eert den Kooning » qui signifie : « Crains Dieu et honore ton roi ».
En 1755, le grand séisme qui détruisit Lisbonne affecta la ville d’ Agadir.

Puis Agadir décline pendant un siècle et demi à cause de la prééminence accordée au port d’ Essaouira, car le sultan veut châtier le Souss rebelle à son autorité.

Après la signature du protectorat entre la France et le Maroc en 1912, la kasbah d’ Agadir Oufella devient le QG du commandement militaire français.

Le 14 juin 1913, le drapeau du Maghzen et le drapeau français sont hissés sur le bastion de la kasbah. 

Le séisme du 29 février 1960

Le 29 février 1960 à 23h41, un séisme d’une magnitude de 5,7 sur l’échelle de Richter frappe Agadir. Bilan: plus de 15 000 morts et plus de 25000 blessés.

Sur la montagne, les quartiers de la Kasbah d’ Agadir Oufella et du Founty sont totalement détruits. Mais la veille du tremblement de terre, il ne devait y avoir qu’ un peu moins d’un millier de personnes à la kasbah Agadir Oufella. En effet, elle avait été délaissée en faveur du développement de la nouvelle ville d’Agadir à ses pieds. Au lendemain de la catastrophe, le Souverain Mohammed V, adresse à son peuple un discours historique.

La forteresse est détruite à plus de 90%. Les bâtiments en ruine sont rasés pour des raisons de sécurité. Seule la muraille Sud a résisté, témoignant de la grandeur passée. La porte d’entrée est restituée grâce aux photos prises avant le séisme. La partie inférieure a conservé le souvenir des arches saâdiennes, tandis que la partie supérieure rappelle l’empreinte alaouite avec les merlons caractéristiques des kasbahs de cette dynastie.

Soixante ans après le tremblement de terre, une décision a été prise pour redonner vie à ce lieu symbolique de l’histoire du Maroc. L’objectif est de permettre aux visiteurs de découvrir le site et de s’y recueillir.

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